Le matériel pour la Diag’

Un Grand Raid de la Réunion, ça se passe où ? Et bien pas seulement sous le soleil radieux de l’Océan Indien ni dans la douce quiétude d’un bord de lagon ! Le parcours va nous entraîner au cœur de l’île, par des sentiers tortueux et abrupts, de nuit, dans le froid glacial installé sur les sommets exposés aux vents et à la pluie. Je crois bien qu’en 11 participations j’ai connu 5 ou 6 traversées partiellement pluvieuses et très froides. Par deux fois nous avons couru sur des cristaux de glace près de Coteau Kervegen !

Ce froid quasiment systématique laisse la place à une chaleur intense en l’espace de quelques heures. C’est pourquoi il convient d’être attentif au choix du matériel, et comme toujours de le tester avant le jour J

La liste du matériel obligatoire

  • Bracelet de course fourni par l’organisation
  •  Sac personnel sur lequel devra être fixée la puce électronique, remise par l’organisation au moment de la remise des dossards, non échangeable pendant le parcours. Un sac d’une contenance suffisante permettant de transporter le matériel obligatoire composé de ce qui suit :
  • 1 lampe frontale ou torche avec piles ou batteries de rechange,
  • 1 couverture de survie d’une dimension minimum de 1,4m X 2m,
  • 1 réserve d’eau d’un minimum d’un litre,
  • 1 sifflet,
  • 2 bandes élastiques adhésives permettant de faire un bandage ou un strapping d’une longueur minimum de 2,50 m. et de 6 à 8 cm de largeur,
  • 1 réserve alimentaire constante et suffisante pour relier les points de ravitaillement,
  • 1 vêtement de pluie imperméable avec capuche, et coutures thermo-soudées,
  • 1 vêtement chaud type « seconde peau » à manche longues en tissus technique adapté à l’environnement,
  • 1 gobelet par personne (réutilisable)
  • 1 pièce d’identité

Personnellement, je rajoute une lampe de rechange. Il y a toujours le risque de perdre ou de casser sa lampe avec la végétation basse et les ravins tout proches. Tout simplement pour changer confortablement les piles de la première, il est bon d’avoir de la lumière !

J’ajoute un tour de cou et des gants pour la nuit (utilisés sur tous mes GRR) et la casquette saharienne de jour (fournie par l’organisation). Très appréciable pour se protéger du soleil, efficace après trempage dans les ruisseaux.

Le vêtement de pluie est pour moi l’Hyperlight de Raidlight, pour sa légèreté et son encombrement minimum.

Le vêtement chaud de type seconde peau est pour moi un tee-shirt moulant et thermique que je suis susceptible d’utiliser la nuit (je l’enfile en général peu après Notre Dame de la Paix).
Par sécurité, j’ai ce que l’on appelle un « fond de sac » : de quoi manger en cas de panne. C’est en général une barre de sésame au miel. En cas de coup dur je dois poser mon sac pour l’attraper.

Le tee-shirt et le débardeur de l’organisation

Les mêmes questions reviennent souvent : sont-ils obligatoires ? L’élite les porte-t-elle ?
Les réponses sont « oui ». Du départ jusqu’au Domaine Vidot (14 km) et de Grande Chaloupe jusqu’à l’arrivée (13 km).
N’oubliez pas de les rincer avant utilisation pour éviter les échauffements.
Personnellement je porte le débardeur au départ, il fait chaud ; puis le tee-shirt pour l’arrivée car ma dernière section se déroule de nuit et il fait relativement frais sur les hauts.

Organiser son sac

Il ne s’agit pas de prendre un 15 litres et de tout fourrer dedans en se disant « ça rentre, j’ai de la place ». Non, le matériel se range judicieusement. Tout comme l’eau et l’alimentation, il convient d’avoir à portée de main la veste, les gants, ce nécessaire que vous sortirez dans la première montée tôt ou tard. Pourquoi à portée de main ? Car bien souvent, par flemme de s’arrêter pour ôter son sac afin d’en sortir les éléments, le coureur attrape froid et le mal est fait. Au contraire de celui qui n’a qu’à piocher dans un filet de côté pour s’emparer de sa veste dès qu’il sent la fraîcheur tomber.
Protégez vos affaires de la pluie, en les emballant dans un sac poubelle ou individuellement si vous préférez dans des pochettes zippées. Certains sacs sont dotés d’une protection étanche.

Prenez du chaud pour dormir

Ceux qui dormiront dans Mafate de nuit devront prévoir d’emporter un vêtement chaud, ou être certains d’utiliser leur couverture de survie. Il y fait froid.
Profitez de la base de vie de Cilaos pour laisser des affaires plus chaudes pour votre seconde partie de course. Une micro polaire peut vous aider à trouver le sommeil plus facilement.

Poche à eau ou bouteilles / flasques

Les inconvénients de la poches à eau : lourde, se tapisse de moisissure sans un entretien assidu, ne se remplit qu’en déposant le sac et en l’ouvrant, ne se remplit pas bien lorsque d’autres affaires encombrent le sac, ne contient qu’une boisson, ne donne aucune indication du contenu restant à un instant T, fait perdre du temps.
Ses avantages : possède une bonne contenance, peut ne faire aucun bruit après vide d’air, solide et fiable, utilisation facile de la pipette dans les endroits les plus techniques sans se servir obligatoirement des mains.

Les inconvénients des flasques : se revisse difficilement après ouverture, fuit très souvent, très fragile sur de nombreuses marques, se range difficilement à mi remplissage (certains modèles possède un fond rigide qui facilite ce point), moyennement pratique pour boire.
Ses avantages : Permet d’emporter deux boissons différentes, assez légères, confortable sur les bretelles du sac, relativement légères. Offre un visuel immédiat du contenu restant. Equilibre la répartition du poids du sac.

Les inconvénients des bouteilles : bruyantes avec le remous d’eau, peut provoquer des douleurs en appui sur les côtes, moyennement pratique pour boire, sauf avec bouchon capsule.
Ses avantages : Permet d’emporter deux boissons différentes, se range très facilement, offre un visuel immédiat du contenu restant. Equilibre la répartition du poids du sac.

De ce compte rendu des différents contenants, vous trouverez celui qui vous offre le meilleur compromis. J’insiste sur le fait d’absolument tester à plusieurs reprises celui que vous choisirez.
Préparez déjà votre matériel et faites-vous une sortie avec, cela vous projettera mentalement sur l’épreuve.

Les compléments d’infos : https://www.6666occitane.fr/fr/pratique/livres-antoine-guillon.html

S’entrainer en douceur : https://www.6666occitane.fr/fr/le-plaisir-du-trail.html

Cet article est signé Antoine Guillon, publié sur sa page facebook. Découvrez tous ses conseils pour le Grand Raid et le Trail en général sur son site web : https://www.6666occitane.fr/fr/livre-antoine-guillon-diagonale-des-fous-reunion.html

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